Les récents tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 au Venezuela ont réactivé le Pérou, rendant possibles des tremblements de terre majeurs à Lima et Callao, villes à intense activité tectonique dans le Pacifique. L’Institut géophysique du Pérou (IGP) prévient que la côte centrale est restée sismiquement silencieuse depuis plus de 275 ans, ce qui augmente le risque d’un événement majeur ayant de graves conséquences humaines et structurelles.
En savoir plus: Alerte tremblement de terre ! L’IGP met en garde contre un possible tremblement de terre de magnitude 8,8 au Pérou : ce sont les zones les plus à risque
Risque sismique à Lima : habitat informel et risque structurel
Des études menées par l’USGS et des spécialistes de la construction s’accordent sur le fait que la vulnérabilité de Lima à un tremblement de terre majeur est exacerbée par sa forte densité de population et la qualité de ses bâtiments. Selon le Collège des architectes du Pérou (CAP), seule une minorité a construit avec des conseils professionnels, tandis que l’autoconstruction se fait sans normes techniques adéquates.
De plus, 45 % de la population vit dans des zones bâties ou des zones sujettes aux séismes, souvent situées sur des pentes ou des sols instables qui augmentent l’impact des tremblements de terre. Les experts préviennent qu’un événement d’une magnitude supérieure à huit pourrait provoquer l’effondrement de centaines de milliers de maisons et affecter des infrastructures critiques telles que les hôpitaux, les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications à Lima et Callao.
Vous pouvez voir : Carte d’identité gratuite | Le nouveau lot de citoyens recevra un document ce 25 juin : exigences et siège autorisé via Reniec
Microzonage sismique et avertissements de l’IGP pour un tremblement de terre de magnitude 8,8
Le ministère du Logement, de la Construction et de l’Assainissement et l’Université nationale d’ingénierie (UNI) ont identifié les quartiers très vulnérables grâce à des études de microzonage sismique. Des zones telles que Villa El Salvador, Chorillos, Villa María del Trinfo, Ventanilla et Ancon ont des sols fragiles et des bâtiments informels, qui augmentent le risque d’un tremblement de terre majeur dans la capitale péruvienne, selon de récents rapports techniques de l’IGP et d’institutions affiliées.
Le chef de l’IGP, Hernando Tavera, a réitéré que la côte centrale du Pérou a connu une longue période de silence sismique depuis le tremblement de terre de 1746, évoquant la possibilité d’un événement d’une magnitude de 8,8. C’est pour cette raison que les spécialistes recommandent de renforcer la culture de prévention, d’améliorer les infrastructures et de promouvoir des pratiques constantes pour réduire l’impact d’une éventuelle catastrophe sur la côte centrale.






