Lundi 29 juin 2026 – 22h37 IWST
Djakarta – La campagne d’assimilation de la Chine en Mongolie intérieure est entrée dans une nouvelle phase inquiétante. Autrefois confinée aux salles de classe et aux institutions formelles, la répression de la culture mongole s’est désormais étendue au domaine numérique, anéantissant le dernier refuge des locuteurs mongols : les communautés en ligne.
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Un rapport de janvier 2026 de PEN America et du Centre d’information sur les droits humains de la Mongolie du Sud a documenté la suppression systématique du contenu en langue mongole des plateformes chinoises ; Les groupes de discussion ont été dissous, les comptes ont été supprimés et les espaces culturels ont été réduits au silence.
Il ne s’agit pas d’une réaction au séparatisme ou aux émeutes. La Mongolie intérieure n’a jamais constitué une menace séparatiste. Il s’agit plutôt d’un programme actif d’effacement culturel ciblant l’une des minorités les plus pacifiques de Chine.
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De la salle de classe au cyberespace
La campagne a débuté en 2020 lorsque Pékin a rendu le mandarin obligatoire comme langue d’enseignement de la littérature, de l’histoire et de la politique. Cela a déclenché les plus grandes manifestations en Mongolie intérieure depuis des décennies.
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En 2023, les écoles sont passées entièrement à l’enseignement du mandarin uniquement, supprimant les cours de mongol même à la maternelle.
Le Gaokao, l’examen d’entrée à l’université phare de Chine, a été supprimé de ses éléments en langue mongole et, en 2026, les points bonus pour les candidats issus de minorités ont été réduits de moitié.
Les responsables décrivent ce changement comme une opportunité, arguant que la connaissance du mandarin améliore les perspectives de carrière. Pourtant, l’intention sous-jacente était claire. exercer une pression économique et sociale sur les Mongols pour qu’ils abandonnent leur langue maternelle.
Désormais, la campagne est désormais en ligne. Les espaces informels où survit la langue mongole – groupes de discussion, créateurs de contenu, communautés liées à la diaspora – sont systématiquement effacés.
Cette purge numérique a fermé le dernier endroit où le mongol circulait en dehors du foyer, garantissant que la survie de la langue est devenue un héritage culturel plutôt qu’une pratique quotidienne.
Rebranding culturel et confinement identitaire
Cette suppression ne se limite pas à la langue. En 2023, l’héritage mongol a été reclassé comme « culture frontalière », un terme qui englobe des identités distinctes dans des récits centrés sur l’ethnie Han.
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Les références à Gengis Khan dans les musées et les programmes scolaires auraient été réduites. L’objectif n’était pas seulement de changer la langue parlée par les Mongols, mais aussi de redéfinir leur catégorie culturelle en général.




