La NASA achète deux véhicules de nouvelle génération pour la somme énorme de 440 millions de dollars, mais vous ne les verrez pas parcourir les autoroutes en route vers Cap Canaveral.
Au lieu de cela, l’agence spatiale prévoit de les envoyer faire un « road trip » de 240 000 milles vers la Lune.
Dans le cadre d’une étape majeure vers le retour des humains sur la surface lunaire, la NASA a dévoilé cette semaine la mission Artemis et deux rovers lunaires futuristes conçus pour transporter des astronautes sur la Lune dans le cadre d’un plan à long terme visant à construire une base lunaire permanente.
L’agence a accordé environ 220 millions de dollars chacune aux sociétés spatiales privées Astrolab et Lunar Outpost pour développer des véhicules qui devraient atteindre la Lune d’ici 2028.
Les deux nouveaux rovers, le CLV-1 d’Astrolab et le Pegasus de Lunar Outpost, sont construits pour transporter des astronautes sur un terrain rocheux proche du pôle sud lunaire, endurant l’un des environnements les plus difficiles imaginables, des variations de température brutales, une exposition aux radiations et à la poussière lunaire abrasive.
Et contrairement aux petits buggies extérieurs utilisés lors des missions Apollo dans les années 1970, cette machine est essentiellement un véhicule électrique tout-terrain prêt pour la lune, équipé d’une technologie de conduite autonome.
Chaque rover peut transporter deux astronautes, peser environ une tonne, voyager à des vitesses allant jusqu’à 6 miles par heure et gravir des pentes aussi raides que 20 degrés.
Il peut également fonctionner à distance depuis la Terre ou conduire de manière autonome.
Deux nouvelles sondes, la CLV-1 d’Astrolab et la Pegasus de Lunar Outpost (photo), sont conçues pour survivre dans l’un des environnements les plus difficiles imaginables.
Dans le cadre d’une étape majeure vers le retour des humains sur la surface lunaire, la NASA a dévoilé cette semaine deux rovers lunaires futuristes conçus pour transporter des astronautes sur la Lune.
Cet accord marque un changement radical dans la stratégie de la NASA, alors que l’agence s’efforce d’établir une présence humaine durable sur la Lune avant la fin de la décennie.
À l’origine, la NASA prévoyait de construire une seule sonde avancée qui pourrait durer 10 ans sur la surface lunaire. Mais après que l’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a pris ses fonctions à la fin de l’année dernière, l’agence a réduit ses exigences en faveur de conceptions plus rapides, moins chères et plus flexibles.
Résultat : la NASA s’attend à ce que plusieurs rovers soient opérationnels sur la Lune d’ici 2028, plutôt que d’attendre jusqu’en 2030 pour un seul véhicule très complexe. C’est juste à temps que les astronautes arrivent pour la mission Artemis.
Les responsables de la NASA l’ont qualifié d’”approche plus itérative” lors d’un point de presse, soulignant que le déploiement précoce de plusieurs véhicules contribuerait à réduire les risques opérationnels et à accélérer le développement de la future infrastructure lunaire.
La mission lunaire n’est qu’une partie d’un effort beaucoup plus vaste visant à établir la première colonie extraterrestre permanente de l’humanité.
La NASA a également annoncé son intention de réaliser des dizaines de missions robotiques sur la Lune dans les années à venir, laissant aux entreprises privées le soin de faire le gros du travail.
Blue Origin de Jeff Bezos est devenu l’un des plus grands gagnants. Le Blue Moon Lander devrait transporter du matériel, dont une sonde, de l’orbite lunaire à la surface lunaire à partir de 2028.
La NASA a déjà investi 188 millions de dollars dans la mission initiale, et des centaines de millions supplémentaires devraient probablement être ajoutés ultérieurement.
Chaque rover peut transporter deux astronautes, peser environ une tonne, voyager à des vitesses allant jusqu’à 6 miles par heure et gravir des pentes aussi raides que 20 degrés.
La NASA a également annoncé son intention de réaliser des dizaines de missions robotiques sur la Lune au cours des prochaines années, le gros du travail étant confié à des entreprises privées.
Les scientifiques se concentrent sur le pôle Sud de la Lune car ils pensent que cette région pourrait contenir de l’eau gelée qui pourrait être transformée en eau potable, en oxygène respirable et même en carburant pour fusées pour des missions spatiales plus profondes.
Les projets de la NASA vont au-delà de l’exploration. L’agence discute ouvertement de la construction d’une base lunaire permanente où les astronautes pourraient éventuellement vivre et travailler pendant de longues périodes.
Le nouveau rover devrait aider à transporter des fournitures, des équipements scientifiques et des équipages à travers la surface lunaire tout en recherchant des emplacements pour de futures colonies.
La NASA développe également des drones robotisés « trémie » dans le cadre d’un projet appelé MoonFall, conçu pour explorer des terrains difficiles et marquer les zones pour un futur développement lunaire. La course croissante à la Lune comporte également des enjeux géopolitiques.
Pour les constructeurs automobiles participant au programme, le Moon Project sert également de banc d’essai technologique.
General Motors participe au développement d’un système de batterie de qualité spatiale pour le rover Pegasus, et Goodyear fournit des pneus conçus pour résister aux conditions difficiles de la Lune.
Ces travaux pourraient éventuellement avoir des implications pour améliorer les performances des batteries des véhicules électriques sur Terre. Cela est particulièrement vrai par temps extrêmement froid, où l’autonomie des véhicules électriques diminue considérablement.
“Aider les astronautes à traverser à nouveau la surface lunaire en toute sécurité sera un moment de fierté pour notre équipe et notre pays”, a déclaré le président de GM Defence, Stephen Dumont, dans un communiqué.




